L’ORGUE DU TITAN

DIMANCHE 17 JUILLET • 17H

CONCERT-LECTURE

D’après un conte de George Sand
Guillaume Gallienne, lecture
Naji Hakim, improvisations à l’orgue

Ce conte commence lorsque Maître Angelin, vieil organiste réputé, révèle à son auditoire qu’il rencontre souvent le même problème de douleur aux mains en jouant un certain motif musical.

Son auditoire se demandant bien de quoi il parle, le musicien leur dit alors avoir vécu, par le passé, une étrange histoire. Celle-ci aurait parfois pour effet de le perturber lorsqu’il joue et il en explique l’origine en racontant son enfance passée au service de monsieur Jansiré, dit maître Jean, professeur de musique et organiste à la cathédrale de Clermont. En voyage à ses côtés dans les montagnes, il vit alors une véritable aventure initiatique devenue symbole de sa future vocation.

L’orgue du titan est issu des Contes d’une grand’mère, le dernier livre publié par Sand de son vivant.

Les Contes d’une grand’mère constituent un recueil en deux volumes publiés en 1873 et 1876, réunissant treize contes et récits fantastiques pour la jeunesse.

En collaboration avec
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GUILLAUME GALLIENNE

Sociétaire de la Comédie-Française

À dix-huit ans, Guillaume Gallienne décide de mener de front une formation théâtrale et des études d’Histoire.

Après le Cours Florent, il intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique suivant les cours de Daniel Mesguich, Dominique Valadié et Stéphane Braunschweig.

Élève stagiaire au Théâtre du Vieux-Colombier en 1996, Daniel Mesguich lui confie le rôle d’Arcas dans Mithridate de Racine.

En juillet 1998, il est nommé pensionnaire de la Comédie-Française pour jouer par la suite dans Mère Courage et ses enfants de Brecht mise en scène par Jorge Lavelli.

En 2005, il devient le 513e sociétaire de la Comédie-Française. Au sein de la Troupe, il joue entre autres dans Les Femmes savantes de Molière mises en scène par Simon Eine, Un fil à la patte de Feydeau dirigé par Jérôme Deschamps (Molière du comédien dans un second rôle), Les Trois Soeurs de Tchekhov et la Trilogie de La Villégiature de Goldoni, deux pièces mises en scène par Alain Françon, Oblomov de Gontcharov dirigé par Volodia Serre – dont il signe l’adaptation pour Arte en 2017 –, Fantasio de Musset par Denis Podalydès, qui lui confie également le rôle-titre de Lucrèce Borgia de Victor Hugo, Les Damnés d’après Visconti par Ivo van Hove ou encore La Vie de Galilée de Brecht par Éric Ruf. Plus récemment, il endosse le rôle d’Argan dans la mise en scène du Malade imaginaire de Molière par Claude Stratz, présentée en tournée en France fin 2019.

En dehors de la Troupe, il met en scène Huis-Clos de Sartre au Théâtre nô Tessenkaï à Tokyo. Il collabore à l’écriture de l’argument et signe la dramaturgie de Caligula, un ballet de Nicolas Le Riche à l’Opéra national de Paris et celle des Illusions perdues d’Alexeï Ratmansky au Bolchoï.

En 2017, La Cenerentola de Rossini à l’Opéra national de Paris est sa première mise en scène lyrique. Entre 2008 et 2010, Les Bonus de Guillaume, un programme court pastichant le milieu du cinéma, achève d’asseoir sa popularité sur le petit écran. De septembre 2009 à février 2020, il lit chaque semaine les grands textes de la littérature dans Ça peut pas faire de mal sur France Inter.

Enfant, Guillaume Gallienne imite sa mère à la perfection ; un premier grand rôle qu’il exploite sur scène dans Les Garçons et Guillaume, à table !, pièce autobiographique (Molière de la révélation théâtrale masculine) et dans une version cinématographique qui remporte un grand succès et cinq Césars.

Au cinéma, il joue, entre autres, dans Jet Set de Fabien Oteniente, Marie- Antoinette de Sofia Coppola, Fauteuils d’orchestre et Cézanne et moi de Danièle Thompson, Le Candidat de Niels Arestrup, Sagan de Diane Kurys, Ensemble, nous allons vivre une très grande histoire d’amour de Pascal Thomas, Yves Saint Laurent puis Le Dindon de Jalil Lespert et Éperdument de Pierre Godeau. Maryline, le deuxième film écrit et réalisé par Guillaume Gallienne, sort au cinéma en novembre 2017.

Il est chevalier dans l’ordre national du Mérite et officier de l’ordre des Arts et des Lettres.

© Aleksey Vylegzhanin

NAJI HAKIM

Naji Hakim (1955) a étudié au côtés de Jean Langlais (orgue), Evelyne Aïello (direction d’orchestre), ainsi qu’au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris – dans les classes de Roger Boutry (harmonie), Jean-Claude Henry (contrepoint), Marcel Bitsch (fugue), Rolande Falcinelli (orgue), Jacques Castérède (analyse) et Serge Nigg (orchestration), où il a remporté sept premiers prix. Il est titulaire d’une licence d’enseignement en orgue du Trinity College of Music de Londres et de dix premiers prix internationaux d’orgue et de composition.

En 1991, l’Académie des Beaux-Arts lui décerne le Prix André Caplet et en 2009 il remporte le Premier Prix du Concours de Composition de Musique Sacrée de la Cathédrale de Monaco.

De 1985 à 1993, il fut l’organiste titulaire de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, avant de succéder à Olivier Messiaen à l’église de la Trinité (1993-2008).

Il fut professeur d’analyse au Conservatoire National de Région de Boulogne-Billancourt (1988-2019). Il est visiting professor à la Royal Academy of Music de Londres, ingénieur de l’École Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris, membre de la Consociatio Internationalis Musicæ Sacræ de Rome et Docteur honoris causa de l’Université Pontificale Saint-Esprit de Kaslik, Liban.

En 2007, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a décerné à Naji Hakim l’ « Augustæ crucis insigne pro Ecclesia et Pontifice », pour l’excellence de son engagement et de son travail au bénéfice de l’Eglise et du Saint Père.

Ses oeuvres comprennent des pièces instrumentales (orgue, flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, harpe, guitare, violon, piano), de la musique symphonique (Les Noces de l’Agneau, Hymne de l’Univers, Ouverture Libanaise, Påskeblomst, Augsburger Symphonie, Trois Danses Basques, cinq concertos pour orgue, un concerto pour violon, un concerto pour piano, un concerto pour txistu) et de la musique vocale (oratorio Saul de Tarse, cantate Phèdre, deux Magnificats et quatre messes).